Koh Natlanta - La Légende Choc des Combattants de l'Atlantide

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Chamayoo
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Koh Natlanta - La Légende Choc des Combattants de l'Atlantide

Message par Chamayoo »

Image

Synopsis :
Le monde est bouleversé : l'Île de l'Atlantide vient de sortir de l'eau sans crier gare ! Par chance, l'île se situe sur le territoire maritime français ! Quelle aubaine pour TF1 qui aussitôt s'empare du lieu mythique et annonce d'or et déjà la prochaine édition de Koh Lanta ! L'audience sera au rendez-vous soyez en sûr, mais qui seront les candidats ?
Jacqueline Natla, la nouvelle directrice de la filiale télé-réalité de TF1 s'associe avec Denis Brogniard pour vous organiser la plus épique des éditions de l'histoire du show !
Koh Natlanta - La Légende Choc des Combattants de l'Atlantide bientôt sur vos écrans de télévision !

Les personnages :

Image Ellioft est Himiko ______Image Chamayoo est Jacqueline Natla ____Image Séraphya est Sophia Leigh
Image Aurelius est Le P'tit ____Image SlyRaider est Echkardt
Chamayoo
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Natla

Message par Chamayoo »

Chapitre 1 : En route pour l'aventure

Le départ du ferry était imminent, si tout se passait bien, tout le monde avait débarqué. Bientôt, les candidats allaient arriver sur l'Île mythique : l'Atlantide. Jacqueline Natla, sublime reine de cette civilisation perdue, s'en délectait d'avance. Elle espérait vivement que son plan perfide arriverait à son terme. Ensuite, elle serait célèbre... omnipotente... dominatrice !

"Ma chérie, ma chérie... ! Si tu veux être soublaïme, tu ne dois pas bouger la tête !"
La maquilleuse aux cheveux courts éclata la bulle de la déesse atlante. Toutes deux furent devant le miroir, Cristina coiffant les long cheveux de la blonde.
"Encore un mot et j'écrase sa petite personne entre mes doigts manucurés" pensa Natla.
Ce fut à ce moment là que Denis Brogniart débarqua dans la loge.
"Stéphane, mon cher coéquipier, je t'attendais !
- AH ! Moi c'est Denis, Jacqueline.
- Si tu veux.
- Je suis dans le regret de t'informer que TF1 a refusé ta requête concernant l'installation de la fibre dans le Temple Millénaire des Atlantes.
- Bande de rapaces."
Soudain éclata la flûte de champagne que Natla tint entre ses longs doigts. Contrôler sa rage n'avait jamais été son fort.
"Oh lalalala ça va pas du tout." s'exclama Mme Cordula, le visage parsemé de bouts de verre. "Veuillez m'excuser."
Celle-ci s'en allait tranquillement vers les cabines des toilettes.
"Cela semble a peine l'importuner, constata Brogniart.
- Son nouveau fond de teint bulletproof, paraît-il.
- Incroyable. Bon je t'ai aussi apporté le trombinoscope des candidats. Tu feras un effort de les retenir.
- Mes misérables cobayes, sourit la femme.
- Pardon ?"

Elle passa délicatement son ongle menaçant sur leurs visages imprimés. Parmi eux, un gamin venant sûrement des rues mâle-famées. Ensuite, un vieil homme sinistre et au style horriblement vieux jeu. Puis une blonde d'une beauté fulgurante à crever le petit écran, que Natla voyait déjà comme une concurrente redoutable. Il y avait aussi une femme d'âge mature tout droit venu du Japon, à se demander ce qu'elle pouvait bien faire là.

Une grosse secousse et une horrible alarme d'urgence coupa court à son activité.
"Que se passe-t-il encore... ?" se plaignit Natla.
Modifié en dernier par Chamayoo le dim. 20 févr. 2022 à 22h47, modifié 1 fois.
Séraphya
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Re: Koh Natlanta - La Légende Choc des Combattants de l'Atlantide

Message par Séraphya »

Un imposant hélicoptère noir venait de se poser non loin du port. Enfin, si l’on incluait dans la définition de « se poser » l’action d’embrasser le sol avec la grâce et la délicatesse d’un éléphant dans un magasin de porcelaine dont le sol venait d’être ciré avec du beurre bon marché.


Après quelques instants, la portière s’ouvrit, laissant passer un homme d’âge mûr aux cheveux déjà bien blancs, visiblement un mercenaire. Ou, si l’on voulait vraiment chipoter sur les mots, ledit homme fut expédié à l’extérieur avec force et s’écrasa sur le sable telle une vulgaire poupée de chiffon. Sans même se plaindre, il rampa jusqu’à l’hélicoptère et se plaça à quatre pattes sous l’ouverture.


C’est alors que Sophia apparut, le visage illuminé par un rayon de soleil sorti de nulle part et qui faisait ressortir son teint éclatant, ainsi que son maquillage un peu trop similaire à celui d’une autre antagoniste blonde bien connue. Elle réajusta son tailleur chic et descendit de l’appareil en prenant bien soin d’écraser chaque côte et chaque vertèbre de son subalterne sous ses talons aiguilles.


Chacun de ses pas était accompagné d’un tintement provenant du grand bâton qu’elle tenait à la main, et dont la pointe était ornée d’une petite clochette étincelante. Une fois sur la terre ferme, elle se tourna vers l’homme et l’envoya valser à l’autre bout de la plage d’un coup de pied bien placé.


— Encore une bourde comme celle-là et je t’envoie définitivement à la retraite, pauvre cloche ! lui cria-t-elle avec colère.


Ensuite de quoi, elle se détourna de lui et s’éloigna de l’hélicoptère d’une démarche élégante juste avant qu’il n’explose. Elle ne s’arrêta que pour sortir un petit pot de crème de sa poche et s’en appliquer sur le visage, le souffle enflammé faisant voleter ses cheveux d’or sans la déranger aucunement.


— Ah, ce n’est pas bon pour moi de m’énerver ainsi. Heureusement, ce séjour devrait me détendre un peu, dit-elle à haute voix sans se soucier de qui pourrait l’entendre.

— Miss Leigh ! Miss Leigh ! appela le mercenaire, qui était toujours en vie, quoique partiellement carbonisé.


Il se traînait misérablement jusqu’à elle, une épaisse valise sur le dos, lui donnant l’allure d’une tortue échappée des cuisines d’un restaurant exotique clandestin.


— Vous alliez oublier vos… vos…


Il ne termina pas sa phrase, ce qui eut le don d’agacer Sophia. Ce type était lent en tout. Pour parler, pour agir, au lit… Enfin, c’était le cas depuis ce fâcheux accident de cloche à Londres.


— Mes QUOI ??? s’écria-t-elle avant de se rendre compte qu’il était en fait mort.


Bon, au moins, ça fera un sujet de test gratuit. La nouvelle formule pour ses produits de beauté en manquait cruellement. Et puis, il ne s’en plaindra pas. Sans plus de cérémonie, Sophia récupéra son bien, vérifia son contenu, et quitta les lieux avec un petit sourire machiavélique aux lèvres tandis que les effluves apportées par le vent lui donnaient des envies de saucisses grillées.
Modifié en dernier par Séraphya le dim. 29 mai 2022 à 17h52, modifié 1 fois.
La lune et les étoiles nous inspirent, la nuit nous berce de rêves utopiques, dans un monde où l'imagination est notre amie.
Chamayoo
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Re: Koh Natlanta - La Légende Choc des Combattants de l'Atlantide

Message par Chamayoo »

- Que se passe-t-il encore... ? se plaignit Natla.

Elle allait voir d'elle même sur le pont. Le navire était en fait à deux doigts de s'accoster sur la plage de l'île, mais une terrible fumée noire et des débris de ce qui semblait être un hélicoptère étaient éparpillés partout sur le port d'à côté.

- Quelle fantastique panorama, pensa-t-elle avant de s'exciter. Vite, un caméraman sur le champ ! Quelle chance, je ne pouvais pas rêver mieux. En voilà un début explosif pour notre émission !
- Mais enfin, la sécurité de nos passagers et surtout nos candidats d'abord, s'indigna Denis Brogniard.
- Oh prends ça comme un petit échauffement, ils subiront pire par la suite. Qui est à l’œuvre de cet accident ?
- Nous allons vite le savoir.

Une fois l'urgence de passée, tous les passagers étaient descendus sur la plage, dans un brouhaha environnant. Au loin, une silhouette déformée par la chaleur sur le sable s'approchait gracieusement d'eux. Sa taille semblait fine, sa démarche élégante.

- Bonsoir la compagnie ! Miss Natla, c'est un honneur de vous rencontrer enfin.

La femme se pressa de tendre la main vers la (supposée secrète) déesse des Atlantes. Natla la reconnut.

- Sophia Leigh.

Avec hésitation elle finit quand même par serrer la main de Miss Leigh.

- Hey mais elle est venue en hélico la blondasse ? Elle s'est pas gênée celle-là... s'exclama le P'tit, un des nombreux candidats. Ah les nanas au pilotage, c'est toujours la galère à ce que je vois !
- Je vais te faire avaler tes remarques sexistes petit merd... Oh la caméra est allumée ?

La voix de la belle femme d'affaire devenait nerveuse.

- Évitez de filmer le corps de mon ex tout de même. Euh, mon ex- bras droit, évidemment. Ça me ferait mauvaise pub.
- Wow, chaud ! Il est tout carbonisé le mec ! J'aimerais pas être à sa place.
- De toute façon pas le droit à toute aide extérieure ! informa Natla, ferme. Vite je veux qu'on nettoie tout ça ! S'il y a un premier cadavre à l'écran, j'aimerais que ce soit d'abord un de nos candidats.

Un silence suivit cette révélation. Tous les yeux étaient rivés sur Jacqueline, confus.

- C'était une petite boutade bien sûr ! ria-t-elle faussement. Vous savez, je suis toujours dans le sensationnel. Oh mais dîtes, c'est l'heure du festin de bienvenue ! Il y a une table de prête pour tous les candidats et le personnel. Venez, suivez-moi avant que le soleil ne se couche !

Une odeur exquise s'émana de la grande table. Tout le monde avait l'eau à la bouche. Natla était déjà en place.

- Approchez, approchez, je vais sabrer le champagne ! Je lève mon verre à notre grande aventure !

Surprise, un grand bruit de claquement retenti et tous les candidats se retrouvèrent à la seconde prisonniers dans un filet géant.

- Ou peut être pas, ajouta la cheffe avec un monstrueux sourire.

Elle en profita pour siroter sa flute.

- C'est quoi ce bordel ??? s'exclama le jeune malfrat.
- Non non non, c'est une aberration. Ma personne est sacrée. Libérez-moi tout de suite ! s'énerva Sophia à son tour.
- Nous ne sommes pas venus ici pour se prélasser. Dois-je vous rappeler ce qu'est le Koh Natlanta ? La survie et le dépassement de soi. Pas de festin pour vous. L'aventure commence dès maintenant ! Trouvez un moyen de vous libérer de votre piège avant l'épreuve de demain matin. Sur ce, je vous laisse ! Bye !
TimJ
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Re: Koh Natlanta - La Légende Choc des Combattants de l'Atlantide

Message par TimJ »

Au moment où Jacqueline tournait les talons, suivie par un Denis Brogniart abasourdi par la situation, un léger bruit de moteurs commença à siffler à l'ouest. Tous les prisonniers (enfin, ceux qui le pouvaient) levèrent la tête pour voir ce dont il s'agissait. Le repas-piège ayant été servi à l'extérieur sous quelques palmiers (c'est là que les cordes avaient été tendues pour préparer le filet, si vous suivez), le panorama était superbe, quoiqu'un peu de travers pour certains, avec cette magnifique vue sur une mer tranquille, avec un point gris grossissant dans le ciel. De toutes évidences, avec sa coque luisant dans l'or du couchant, il s'agissait d'un hydravion bimoteur immatriculé à Venise.
— Allons bon, de quoi s'agit-il encore ? s'exclama la blonde atlantéenne. Denis, allez-voir
— Euh... oui, oui, m'dame, parvint-il à dire, avant de s'en aller en direction de la plage.
Il faut dire qu'il était un peu sous le choc, l'ami Brogniard. D'habitude, c'est lui qui est aux commandes, qui connaît tous les petits secrets de la production, qui prépare l'inattendu et regarde les autres bouffer des insectes. Mais là, à côté de Natla, c'est lui qui se sentait petit comme un insecte insignifiant.

* SPLAAAAASH *

L'hydravion venait d'amerrir en éclaboussant une des équipes de tournage qui s'était rapprochée avec curiosité mais de manière bien imprudente. Avec agilité, le pilote vint accoster la plage. Le souffle des hélices arracha le béret du perchman qui s'était encore rapproché pour profiter de cet air violent afin de se sécher. La porte de l'aéronef s'ouvrit et un homme élégant apparut. Il était vêtu d'un costume noir embelli d'un liseré rouge sang. Il avait la stature d'un homme sûr de lui et de ses actes, qui a foi en son destin et en ses péchés. Ses yeux dissimulés derrière de fines lunettes de soleil opaques devaient être le miroir d'une âme faite de conviction. Et ses cheveux savamment gominés trahissaient sa nationalité italienne. À moins que ce ne fut son accent lorsqu'il s'adressa à son pilote :

— Fabio, tu as fait du bon boulot. Retourne à la base et prépare la suite des opérations.
— Si, Marco. Ciao!

Les caméras n'avaient pas raté une miette de cette échange croustillant et ô combien divertissant, dont la valeur télévisuelle dépassait largement celle d'un filet de prisonniers qui ignoraient comment s'échapper de leur délicate situation. Mais cependant que Marco Bartoli (car c'était lui) s'avançait sur la plage en ayant revêtu un chapeau pour se protéger du soleil couchant (note de l'auteur : étant donné que le soleil est moins dangereux en soirée qu'en pleine journée, il est possible que notre protagoniste n'ait décidé de s'équiper de son chapeau que pour le style (et peut-être pour être raccord avec l'écran-titre du jeu dans lequel il apparaît, mais qui suis-je pour le savoir ? Je ne suis que l'auteur de ce récit, je ne suis pas dans sa tête, namého)), Denis Brogniars accourait dans sa direction pour l'accueillir.

— Ah ! Vous devez être l'invité surprise, j'imagine ?
— Si je vous réponds, ce ne sera plus une surprise, vous ne croyez pas ? rétorqua-t-il tout en ignorant la main qui lui était tendue.
Il continua tout droit, suivant les traces de pas que le présentateur venait de laisser.
— Euh... c'est-à-dire que de toutes façons on ne vous attendait pas, et que vous soyez là ou pas, tout mon programme est quand même chamboul...
— Ah oui ! Vous ne m'attendiez pas ? J'ai pourtant envoyé mon formulaire d'inscription à la production. Bon, il est vrai que la poste n'est peut-être pas très efficace depuis le Tibet. Mais comme vous pouvez le constater, je n'ai eu aucun problème à suivre le ferry. Dans tous les cas, vous avez certainement besoin de moi. La preuve : qu'est-ce que c'est que ça ?
Marco pointait le filet contenant les autres participants.
— Et v'là encore d'autres emmerdes, s'exclama le p'tit.
— Raaah, faites gaffe à mon brushing bande de sauvages !
— Si vous ne me sortez pas d'ici, personne ne repartira vivant de cette île !
Cette dernière menace se ponctua d'un éclair surgissant soudain et qui claqua juste à côté de l'hydravion qui s'en retournait d'où il était venu.
— La prochaine fois, ça sera dans le mille, je vous préviens !
— J'aurais dû rester à Prague, pfff...
Denis Brogniare tenta d'expliquer la situation au nouvel arrivant :
— Ben comme je vous le disais, qui que vous soyez...
— Bartoli, Marco Bartoli.
— ...tout mon programme est — enchanté — chamboulé...
— De même.
— ...à commencer par la première épreuve — vous pourriez cessez de m'interrompre s'il vous plaît ? — dont je n'avais aucune...
— Je tâcherai de m'en souvenir.
— ...idée. Madame Natla a pris la liberté — merci — d'organiser cette épreuve sans consulter la production...
Prego.
— ...et nos candidats... hum. Nos candidats se sont trouvés coincés dans ce filet.
Il marqua un temps, s'attendant à se faire couper encore.
— Ducoupquevoussoyezlàoupasçanechangerientoutvadetraversencequimeconcerne. Pfffiouuu.
— Hé, calmez-vous un peu, mon vieux, on dirait que vous courez après avoir abaissé un levier chronométré. Poussez-vous de là, je vais régler ça.

Contournant Breaugniar, Marco s'approcha du palmier où la corde retenant le filet était attachée. Il déboutonna son manteau et, très soigneusement, en retira ce qui semblait être une fine dague au pommeau doré. On aurait dit que le manche était sculpté de telle sorte à ce que des crocs paraissent manger la lame. D'un coup, il sectionna la corde et le paquet de candidats s'écrasa au sol en un "aïe ouille braf sblam maieuh" retentissant.

Bene.
— Ben ♥♥♥, t'aurais pu nous prévenir, mec !
— Oh toi, le morveux, tu m'as bousillé mon talon en atterrissant dessus, tu vas me le payer. Je vais te donner un boulot dans mes labos, tu vas voir.
— Ahem.
Denis Broñar s'éclaircissait la gorge.
— Bon, euh... j'imagine qu'il ne me reste plus qu'à vous indiquer où se trouvent vos campements et vous donner rendez-vous sur la plage demain matin pour l'épreuve. Suivez-moi, s'il vous plaît.
Image :king:
Séraphya
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Re: Koh Natlanta - La Légende Choc des Combattants de l'Atlantide

Message par Séraphya »

CHAPITRE 5

Un avenir haut en couleurs




À son départ des bras de Morphée, Sophia fut accueillie par une abominable migraine. Elle n’avait que peu dormi, et qui plus est, sur une pauvre paillasse toute défraîchie. Ce n’était pas bon pour son teint, ça ! Vite, une estimation des dégâts !

— Ah, quelle horreur ! Mon visage est si rugueux !

La plage, c’était bien pour se prélasser, se reposer, se dorer la pilule… pas pour sommeiller dessus. Sinon, nos draps seraient faits de sable et nos oreillers de galets. Avec quelques mouettes empaillées ici et là pour faire office de peluches pour les enfants, ces fontaines de jouvence sur pattes qu’elle ne pouvait utiliser pour ses expériences (ce n’est pas faute d’avoir essayé).

Dans un geste vif mais précis, Sophia nettoya comme elle le put les grains collant à sa peau divine. Quant elle en eut fini, tout le monde était debout, réuni devant Danny Brancard ou qu’importe son nom. À sa droite comme à sa gauche figuraient deux petites boites fermées sur des piliers en bois, impossible de dire ce qu’elles pouvaient contenir.

— Bonjour, aventuriers ! Aujourd’hui, vous allez passer la toute première épreuve de Koh Natlanta, une épreuve décisive qui aura un impact sur le reste de l’émission : la Course de l’Avenir !
— Wow, c’est quoi c’te blaze à la ramasse ? On est dans Koh Natlanta ou Sept à la casa ? s’écria Le P’tit dans toute la splendeur de son vocabulaire.
— Vous vouliez sûrement dire… oh, cela ne fait rien ! C’est une course très simple, qui déterminera…

Il posa les mains de façon dramatique sur les boites…

— … quelle équipe vous rejoindrez !

Les candidats fixèrent le producteur avec une pointe (mais vraiment, une poiiiinte) de méfiance dans le regard.

— Une épreuve simple, vous dites ? Si mes souvenirs sont exacts, vous avez dit vous-même que mademoiselle Natla avait… mis son grain de sel dans l’affaire, fit remarquer Bartoli.
— Ouais, ouais, l’a raison le Parrain ! C’t’une embrouille c’t’histoire !
— Et alors ? C’est une compétition, pas un salon de thé, répliqua Sophia en s’appliquant de la crème sur le visage. Les défis de notre hôte ne me font pas peur.
— Ça lui va bien de dire ça, la poulette, fringuée comme elle est, elle tiendra pas le premier jour !
— Viens donc grimper des buildings en talons, pour voir ! Ça te fera les chevilles !

Un viril « hmpf » attira l’attention générale sur Echkardt, ouvrant et fermant le poing comme un bon méchant prenant la pose pour une affiche de film.

— La survie est faite pour les vainqueurs. En ce qui me concerne, vous êtes tous déjà morts dans l’égalité la plus totale, que vous soyez en talons, en baskets, ou… ça, là, ajouta-t-il en désignant d’un geste hasardeux la panoplie complètement hors sujet d’Himiko (ceci dit, qui ne l’était pas ?).

Cette dernière n’avait pas prononcé un seul mot depuis le début de l’émission… Soit elle était muette, soit elle était du genre à bien cacher son jeu. Sophia était bien placée pour savoir que la discrétion n’était pas synonyme d’inoffensivité, bien au contraire. Chaque candidat représentait aisément une menace… sauf peut-être cette petite racaille qui bombait le torse et faisait pâle figure à côté des autres. Quand l’aventure arrivera à son terme, elle s’empressera d’aller chercher son adresse !

— Alors si ça ne tenait qu’à moi, repris Denis, vous seriez tous éliminés pour mauvaise gestion vestimentaire, mais nous devrions revenir au sujet qui nous intéresse, c’est-à-dire…

Il posa encore les mains de façon dramatique sur les boîtes…

— … l’équipe que vous rejoindrez !
— Moi j’veux être chez les Rouges, moi !
— Ce n’est pas vous qui le déciderez, mais votre performance d’aujourd’hui ! déclara Natla, arrivant comme une reine derrière Denis.
— AH ! Vous m’avez fait peur, Jacqueline !
— C’était le but. Chers candidats, je suis au regret de vous informer qu’un incident s’est produit la nuit dernière dans la laverie. Mais je vous rassure, les foulards vont bien ! Nous (et par nous, je veux dire moi) n’avons ni le temps, ni les moyens, ni l’envie de les remplacer, alors nous nous en contenterons jusqu’à la fin de l’émission. Nous vous présentons donc les équipes…

Natla donna un petit, mais violent coup de coude à Denis qui ne réagissait pas.

— AH ! Oui, alors, la première équipe est… les Tihocan !

Il ouvrit la boîte de gauche et en sortit un paquet de foulards bleu ciel. Aucune réaction du public.

— Et la seconde équipe est… les Qualopec ! Dites-moi, ce sont de très jolis noms que vous avez proposés, Jacqueline ! Je les a-do-re !
— Pas moi. Ils me rappellent les personnes que je hais le plus au monde. Parfait pour nos candidats !
— AH ! Euh, ok…

Sans plus de cérémonie, il ouvrit la boîte de droite et en sortit un paquet de foulards rose bonbon. Là, par contre, les protestations fusèrent plus vite qu’une balle de Croft sur une espèce disparue.

— C’est… une couleur intéressante… on va dire…
— Qu’est-ce que cette mascarade ? Donnez-les moi, je vais les teindre dans les entrailles d’un cameraman !
— Ah non ! Ah non j’veux pas être chez les Bisouchiens là ! C’est mort !
— Eh bien ça vous fait une motivation pour gagner l’épreuve, n’est-ce pas ? rétorqua Natla avec une lueur sadique dans le regard.

Face au désespoir intense du P’tit, Sophia ne put empêcher un rire diabolique de franchir ses lèvres. Voilà qui la comblait à ravir ! Pour le coup, elle espérait vraiment que ce gredin franchirait la ligne d’arrivée le dernier, juste pour revoir cette expression exquise.

— Dans mon pays, il existe un proverbe qui dit que le rire d’une femme de pouvoir est pour le cœur d’un homme plus pénétrant que la lame d’un poignard, dit Bartoli qui s’était approché d’elle.
— Eh bien, très cher, vous n’avez pas idée à quel point vous avez raison, répliqua-t-elle en esquissant un sourire perfide.
— Maintenant que les équipes sont présentées, reprit Denis à la va-vite parce que ça faisait quand même un quart d’heure que la course aurait dû commencer et qu’il en avait un peu marre de rater ses rendez-vous avec ses masseuses thaïlandaises à cause des interruptions incessantes des candidats, nous allons vous expliquer les modalités de l’épreuve…

Soudain, le monde entier se mit à trembler… pas le sol, personne ne perdait l’équilibre, personne ne le sentait, mais tout le monde le voyait, comme si c’était la vision elle-même qui bougeait dans tous les sens…

— AH ! Non mais qu’est-ce que c’est que ça, encore ? Je ne vais jamais y arriver !

Puis tout devint noir…

— Hé ! Qui c’est qu’a éteint l’soleil ?
— Il faut procéder à un sacrifice ! Vite ! Qu’on m’apporte un cameraman !

Et tout redevint clair… Le monde avait repris sa normalité. À quelques détails près… Tout était bien plus beau. Les paysages. Les ondulations de l’eau. Et même les gens !

— Monsieur Bartoli ! Vous êtes si lisse ! Vous avez l’air d’avoir 20 ans de moins ! s’écria Sophia avec stupeur.
— Moi ? Vous devriez plutôt vous regarder, mademoiselle Leigh…

Confuse, elle se saisit de son miroir de poche, et resta sans voix devant son reflet. Jamais elle n’avait été aussi… belle !

— Que… Qu’est-ce que cela signifie ?
— C’est une mise à jour du Seigneur tout puissant !
— Dans ce cas, il me faut le rencontrer ! Je dois percer son secret pour l’ajouter à mes produits !

Cette fois, c’en était trop pour Denis, qui s’éloigna du groupe à grandes enjambées.

— Bon, je… je dois y aller ! L’épreuve débute maintenant ! Jacqueline, je vous laisse le reste !
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